
Sélection d’estampes de l’artothèque des bibliothèques d’Amiens Métropole.
Visuel ci-contre : Gérard Duchêne, Sans titre. Sérigraphie, 1986, 18/40. 62 x 46 cm.

Laëtitia Stéphane
Petits mondes colorés et ludiques, où le quotidien prend des formes de saynètes, où fourmille une multitude de portraits qui peuvent tour à tour nous évoquer un parent, un ami, un voisin… C’est bien l’objectif de sa peinture, évoquer chez le spectateur, un quotidien commun à chacun : promenade au marché, souvenirs d’école, vacances… Sur une base de dessin au crayon, Laëtitia Stéphane laisse filer son imagination et des histoires prennent vie, soulignées à l’encre et colorées à l’acrylique. Parfois, elle introduit la pâte à modeler à sa peinture pour mettre en relief ses personnages, leur donner vie afin de conduire le spectateur toujours vers la même finalité, lui faire prendre conscience de son quotidien, puis le faire sourire. Depuis peu, elle s’atèle à la construction de volumes où le sujet détermine la forme à donner. Elle utilise des supports variés tels le bois, le plâtre ou encore le papier mâché. Elle a récemment donné une nouvelle dimension à son travail en réalisant une série de suspensions en polystyrène et papier mâché sur le thème : « quand je serais grand, je serais… ». Elle invite le spectateur à tourner autour afin qu’il se replonge dans ses rêves d’en temps. Les contes pour enfants sont aussi pour elle, une source d’inspiration au quotidien. Elle les contourne, les détourne, pour en donner une vision nouvelle. Petits mondes colorés et ludiques : une exposition pour petits et grands.

Gauthier Pierard
Gauthier Pierard cherche toujours un juste milieu entre la couleur et la forme pour obtenir un visuel harmonieux et communicatif, à la limite du graphisme. Il travaille toujours en techniques mixtes et essaie d'harmoniser les médiums pour créer ses visuels, souvent d'inspiration animale et végétale, qui laissent penser à des logotypes. Son travail sur toile évolue en parallèle de ses recherches dans ses carnets de croquis, exclusivement réalisés à l'encre noir, et de ses graffs qui lui permettent de travailler de grandes surfaces. Gauthier Pierard nous offre une peinture très graphique alliant des montages visuels aux compositions fortes et complexes.

Jean Starck
Jean Starck est l’un des précurseurs de l’art urbain avec le mouvement Art-Cloche dont il est l’un des fondateurs (Paris 1981-1989). Ce mouvement, lancé en 1981, inspira pendant deux bonnes décennies toute une génération d’artistes urbains hors norme. Art-Cloche, mouvement contestataire dans l’esprit des avant-gardes qui l’avaient précédé (Dada, Fluxus...), revendiquait une forme ludique d’émancipation de l’art par le biais généralisé du « squatting ». En parallèle de ses activités iconoclastes avec Art-Cloche, Jean Starck a matérialisé une quête philosophique de l’art, à travers des écarts, des dérives et des errances d'ordre surtout métaphysiques. Création en 1981 du groupe T°°, puis de 1981 à 1991, long périple de la quête des origines et en 1998, construction puis destruction d’un Mandala Universel. Poète, peintre et performer, Jean Starck poursuit imperturbablement « la quête immobile » qu’il a engagée depuis son entrée en peinture en 1979. Ses travaux 2000, sur l’iconographie urbaine, s’inscrivent dans la veine exploratoire de ses travaux primitifs anciens. Le peintre explore les travers de l’âme humaine en utilisant une série de techniques et d’emblèmes toutes issues de la rue et de la postmodernité.

Sous la forme d’une exposition collective, le Centre Culturel Jacques Tati propose un espace de découverte des arts visuels en donnant carte blanche aux jeunes artistes et créateurs de la région. Pour participer à l’opération Carte blanche 3, contactez le centre culturel.
Visuel ci-contre : carton d'invitation Carte blanche 1 (saison 2008-2009)
Crédit photo : François Glineur

Guillaume Lecoque
Au carrefour du Soudan, du Kenya et de l’Ethiopie, la vallée de l’Omo accueille une variété de peuples restés longtemps isolés. Tribus nomades, clans guerriers, éleveurs, pécheurs ou cultivateurs sédentaires, ils ont chacun leurs langues, leurs traditions… Leurs alliés et leurs ennemis… Les peuples de la vallée de l’Omo exercent une grande fascination sur nos esprits occidentaux par leur mode de vie traditionnel. Bientôt rattrapé par le tourisme de masse et la société technologique moderne, le spectacle de ces sociétés traditionnelles nous interroge sur nos valeurs et nos principes : le progrès matériel et sanitaire ? Le respect des peuples, la survie des cultures et des identités ? Une série de portraits réalisés par Guillaume Lecoque en septembre 2009 dans le sud éthiopien illustre cette tension et accompagne notre réflexion.
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